Les animateurs de GEM, un métier en formation (article de fond)

Parlez en sur le Forum d’Entraide Mutuelle

Diversité des formes d’exercice
Le danger d’une trop grande professionnalisation
Intervenir dans un GEM sous différentes casquettes
Quel statut pour l’animateur ?
Une nouvelle profession en train de voir le jour
Quand l’adhérent devient animateur professionnel
La maltraitance dans les GEM

La recherche en cours de Justine Stremler sur les animateurs de GEM

Les animateurs sont les acteurs incontournables des GEM. Preuve de leur importance, le recrutement ou le départ d’un animateur fait souvent l’objet d’un poste Facebook, voire même parfois d’un article dans la presse locale. Même si le Cahier des Charges les met au services des gémeurs se sont souvent eux qui font véritablement vivre le GEM. Les animateurs ont pour fonction d’aider les salariés à s’organiser pour la réalisation de leurs projets ainsi qu’à établir des relations avec l’environnement et les institutions de la cité. Ils les aident à veiller au confort et à la gestion quotidienne du groupe. Ils apportent aux adhérents qui les sollicitent leur écoute, leur avis et leur conseil, mais sans jamais se substituer aux professionnels du soin ou de l’accompagnement. Il vient en soutien des membres du GEM, mais ce n’est pas un accompagnateur social. Il en prend pas en charge les personnes fréquentant le GEM mais les soutient dans leur démarche individuelle. Médiateur, agent d’accueil, homme de ménage, surveillant , serveur animateur d’(atelier, de travaux manuels ou de jeux de société…. L’animateur doit pouvoir devenir un homme à tout faire. Être animateur de GEM peut être une véritable vocation, que certains animateurs sont prêts à assumer quitte à subir une perte de salaire. C’est ainsi que nous avons rencontré plusieurs animatrices d’Hôpital de Jour qui ont préféré quitter un poste plus rémunéré et protecteur dans la Fonction Publique Hospitalière, parce qu’elles ne voulaient plus travailler avec une institution qu’ils estiment maltraitante.

Dans la galaxie des animateurs

On peut donc estimer qu’il a aujourd’hui un peu plus de 1000 animateurs de GEM, quand on sait que la plupart des GEM emploient aujourd’hui 2 animateurs, souvent l’un et l’autre à temps partiel. C’est d’ailleurs recommandé par le Cahier des Charges depuis 2016 afin de pouvoir assurer une continuité de service au cas où l’un des animateurs tombe malade, mais aussi pour atténuer la solitude de l’animateur isolé. On trouve le même modèle dans la plupart des GEM : un animateur-coordinateur en CDI, souvent présent dans le GEM depuis plus de 5 ans, épaulé par un animateur lui en CDD et présent depuis souvent moins d’un an.

Les animateurs principaux ont comme titre de fonction celui de coordinateur. Ce subterfuge permet de justifier leur salaire plus élevé que celui préconisé par les ARS pour les animateurs. C’est ainsi qu’un animateur n’est payer beaucoup plus que le SMIC, alors qu’un coordinateur peut espérer toucher plus du double. On voit aussi une autre catégorie de coordinateurs qui eux s’occupent d’assurer une coordination transversale à l’ensemble des GEM. : Les Croix Marines en gèrent carrément 9 en Dordogne. Elles ont donc créer en plus des postes d’animateurs, un poste de coordinateur. Ces gestionnaires multi GEM ont aussi un autre type de salariés, les animateurs volants qui exercent dans plusieurs GEM à la fois en fonction des jours de la semaine.

Des profils très variés

De par leur volonté de diversifier au maximum le recrutement des animateurs de GEM et de ne surtout pas avoir affaire à des professionnels, on assiste à une très grande diversité de profil d’animateur. Si les parcours d’animateur, ayant plutôt été éducateurs spécialisés, Assistant Médico-pédagogique. assistantes sociales, éducatrice en économie familiale sont assez fréquent, on trouve beaucoup plus d’autodidacte que dans les structures Médico-sociales : un bon cinquième avec quelques métiers complètement hors normes comme celui de mécanicien automobile, prof de dessin en lycée professionnel, secrétaire, tailleurs de pierre ou masseur kinésithérapeutes. Si la plupart sont employés directement par le GEM ou une structure Médico-sociale ou le gestionnaire, on trouve également quelques personnels détachés de la Fonction Publique Hospitalière, comme au GEM de Saint Denis, au Passage, dans le 6éme arrondissement parisien ou dans le GEM TC de Clermont-Ferrand, derniers témoignages de l’origine santé mentale des GEM.

Côté formation, c’est le DEJEPS qui tient la côte avec 20% des animateurs de notre groupe Facebook titulaire de ce diplôme. On trouve également un cinquième de psychologues parmi eux, dont pas mal d’art thérapeutes. Éducateurs spécialisés et Moniteurs qui relèvent davantage du médico-social sont moins nombreux. On trouve aussi quelques Coordinateurs en intervention socioprofessionnelle, CIS, voire des gestionnaires de structures médico-sociale( Cafueris).

Se pose également la question des évolutions de carrière : le poste de coordinateur de plusieurs GEM . On a pu voir également quelques animateurs de GEM évoluer vers une fonction de responsable de structure Médico -sociale.

Diversité des formes d’exercice

Un métier parfois solitaire et galére

Selon qu’il soit le salarié d’un gestionnaire possédant plusieurs GEM ou qu’il soit directement salarié de l’association des adhérents d’un GEM autonome, la situation est très différente. Salarié d’une structure Médico-sociale, l’animateur bénéficiera généralement de plus de droit et d’avantages sociaux (ceux de l’entreprise à laquelle il appartient) que s’il ne dépend que du GEM. Il pourra également beaucoup plus organiser le GEM à sa guise, alors que dans le second cas il sera beaucoup plus subordonné aux décisions du Bureau du GEM (nous verrons ça plus en détail dans le chapitre consacré aux éventuelles difficiles relations entre adhérents et animateurs).

Être animateur de GEM n’est pas forcément une sinécure. C’est notamment vrai pour les petits GEM de campagne qui n’emploient qu’un animateur et qui vivent complètement en autarcie repliés sur eux mêmes, sans réels soutien de leur parrain et d’une structure gestionnaire. C’est le cas également de beaucoup de GEM parisiens dont les loyers trop élevés consomment la plus grande partie de la subvention. L’animateur se retrouve donc seul à devoir gérer des situations très complexes et à devoir supporter la pression des adhérents et de son gestionnaire, sans oublier celle des parrains et des autorités de santé locales (les fameuses ARS qui peuvent être redoutables quand elles s’y mettent – obliger le GEM à fermer quelques semaines pour non respect d’une norme sanitaire,…. 😉 Certains GEM trouvent plus difficilement leur équilibre avec un fort turn over combiné à des difficultés de recrutement. Le GEM fonctionne pendant 6 mois, puis ferme faute d’animateur et ré-ouvre 6 mois plus tard lorsqu’un nouvel animateur a été recruté. Un cas de figure qui peut durer des années. c’est ainsi que certains GEM, comme celui d’Arnouville ont mis plus de 5 ans avant de trouver un animateur qui reste en poste plus de 6 mois. Quant au GEM de Nogent-sur-Oise, il s’est retrouvé sans animateur du jour au lendemain, celui-ci ayant fait un sévère burn-out dû à des conditions de travail très difficiles.

La plupart des GEM doivent donc à un moment ou un autre de leur existence se débrouiller avec un seul animateur, voire zéro quand le GEM traverse une crise. Le parrain peut alors soit fermer le GEM, s’il estime que les conditions de sécurité ne sont plus remplies, soit laisser le GEM fonctionner en totale et parfois chaotique autonomie : c’est notamment ce qui est arrivé au GEM Janus de Montpellier. Les GEM gérés par un animateur ex-adhérent (5 % des GEM) sont d’ailleurs souvent réputés pour avoir une gestion plus chaotique que ceux gérés par des animateurs professionnels qui gardent une distance plus grande.

Heureusement, très souvent, s’ il est seul dans son GEM, l’animateur a souvent des collègues dans les GEM voisins qui dépendent souvent du même gestionnaire. Le gestionnaire disposant parfois de 3 ou 4 GEM dans le département GEM, c’est donc un groupe de 5 ou 6 animateurs qui peuvent ainsi travaillent main dans la main. Dans ce cas, culture d’entreprise et solidarité professionnelle aidant, la situation est gérable, voire même assez agréable à vivre.Les plus gros gestionnaires comme les œuvres Falret, Les Croix Marines Dordogne, la Mayotte, la Fondation de l’Atelier ou Caminante salarient même près d’une vingtaine d’animateurs fortement soudés entre eux. Un travail InterGEM est souvent organisé, ce qui permet aux animateurs de s’enrichir mutuellement de leurs pratiques. Les animateurs d’un même gestionnaire se retrouvent par ailleurs à raison d’une fois par mois sous la houlette d’un psychologue pour des séances de restitution qui sont une sorte de formation continue. Ces séances leur permette également de faire face aux aspects les plus destabilisant de leur métier : suicide d’un adhérents,….Sauf cas exceptionnel, comme à Toulon, il n’existe pas en revanche de telles séances de partage pour les Présidents de GEM, ce qui serait pourtant fort nécessaire quand on voit l’énorme travail que représente la présidence d’un GEM.

Le danger d’une trop grande professionnalisation

Certains deviennent de véritables professionnels des GEM en place depuis plus de dix ans (cas de Véronique Soulez à Marseille, mais également de Nathalie au GEM de Clermont). Un professionnalisme qui va parfois de pair avec un comportement très stéréotypé qui peuvent renvoyer les adhérents à leur statut de personnes en besoin. On voit d’ailleurs encore parfois des offres d’emploi pour animateurs de GEM qui présentent ces structures comme des centre de loisirs pour handicapés psychiques. Ailleurs c’est une formation à l’animation de centres aérés qui donne comme débouché possible pour ses étudiants l’animation de GEM.

Au bout de quelques années l’animateur d’un GEM a de plus en plus tendance à créer le GEM à son image et à en faire avant tout son lieu. C’est pour cela que la Fnapsy, recommande qu’on ne reste pas plus de 5 ans en poste d’animateur de GEM. Dans les GEM parrainés par la Fnapsy, tout est fait d’ailleurs pour qu’il y ait deux animateurs, un professionnel et un ex-adhérent de GEM (souvent d’ailleurs d’un autre GEM pour qu’il ne soit pas en rivalité avec les autres adhérents). Pour éviter que l’animateur ne prenne trop de poids et de pouvoir, quelques GEM comme Bon Pied Bon Œil (BPBO) à Toulouse, préfèrent avoir une série de vacataires, intervenant de façon plus ponctuelle. Ailleurs comme dans le nord des Hauts de Seine, on trouve une animatrice volante qui vient épauler l’animateur permanent de chaque GEM un jour par semaine.

Outre les animateurs proprement dit il faut rajouter les très nombreux stagiaires, services civiques et les bénévoles qui proposent des activités. Ces animateurs sont assez souvent épaulés par des stagiaires (souvent issus de la même formation que l’un des animateurs qui fait appel au réseau de son école). Les Services Civiques sont également très répandus (une centaine de GEM en 2020 ont cherché à recruter ce type de profil). Proposés aux jeunes de 18 à 25 ans (30 ans en cas de handicap), ces contrats payés par l’État permettent aux jeunes une immersion de 6 mois pour y remplir une mission d’animation ou de communication. Les bénévoles eux sont des sympathisants du GEM qui viennent y organiser des activités régulièrement et ainsi aider l’animateur dans son travail. Étant donné leur faible budget, les GEM en sont très friands, pour ne pas avoir à recourir à des prestations payantes.

Bien que participant -momentanément- à la vie du GEM, les bénévoles doivent être considérés comme extérieurs au GEM parce que le GEM n’est pas leur lieu de vie. Ils n’ont pas a décider de la façon dont le GEM doit vivre. Le parrain d’un GEM est ainsi un bénévole, invité à titre consultatif uniquement, au Conseil d’Administration du GEM. C”est d’ailleurs un point auquel est très attentif le Cahier des Charges puisqu’il puisqu’il incite les GEM à établir des conventions précises avec les bénévoles.

La différence entre bénévole et adhérent d’un GEM semble être un des points les plus incompris du Cahier des Charges. Dans beaucoup de GEM on a tendance à confondre les deux. Et pourtant il est essentiel de bien séparer chacune des fonctions, faute de quoi c’est l’essence même du GEM, l’empowerment des membres qui risque d’être remis en question.

Sont adhérents d’un GEM toutes les personnes qui au bout de leurs 4 à 8 semaines d’essai ont été acceptée en tant que membre du GEM et ont désormais droit de participer à la vie démocratique du GEM. Les bénévoles d’un GEM sont les personnes qui participent bénévolement à l’animation du GEM, en proposant des activités.

Beaucoup d’animations sont proposées, et c’est même l’idéal, par les adhérents eux mêmes. On peut donc considérer ceux-ci comme adhérents et bénévoles du GEM. Mais avant de proposer ces activités, ils ont d’abord adhérer au GEM et ce point doit être central.En effet on voit trop de GEM aujourd’hui où toutes les bonnes âmes venues apporter quelque chose au GEM, participent également aux prises de décision du GEM, très souvent beaucoup plus que les véritables adhérents eux mêmes.

Intervenir dans un GEM sous différentes casquettes

On peut faire carrière dans un GEM et y occuper des fonctions très variées. Le poste de président de GEM pouvant ensuite déboucher sur celui de pair aidant comme avec le président du GEM de Boulogne sur mer, ou de consultant comme avec celui de Margny-les-Compiègne. Mais il n’est pas forcément besoin d’être Président de GEM pour faire carrière en Santé Mentale. Beaucoup de simple adhérents, même pas membres du CA du GEM sont devenus de vaillants Médiateurs de Santé pairs. Le cas de Thérèse est assez intéressant. De formation en travail social, elle a été adhérente d’un GEM de Bretagne avant d’y faire son service civique puis d’en devenir bénévole et cherche aujourd’hui à devenir animatrice. Même avant ses troubles psychiques, Thérèse voulait travailler dans le domaine du handicap. Et depuis d’ailleurs son implication dans la santé mentale dépasse très largement les GEM puisqu’elle participe également au Comité Local de Santé Mentale et s’intéresse de près à la pair aidance.

Du trop plein aux périodes de vaches maigres

Ce sont donc parfois 3 ou 4 professionnels au service du GEM, quand celui-ci cumule la présence de stagiaires et de services civiques avec en plus quelques bénévoles venus proposer des activités.. Mais on se retrouve aussi souvent dans la situation inverse avec un seul animateur pour gérer le GEM. il se passe souvent plusieurs mois entre 2 recrutements. Ce délai de carence permet de plus au GEM de se renflouer financièrement, voire de mettre un peu d’argent de côté qui pour s’acheter un monospace pour partir en vacances d’été.

Quel statut pour l’animateur ?

Les animateurs de GEM sont rattachés à la convention collective 66 et ne sont pas recrutés en fonction de leur diplôme, mais uniquement en tant qu’animateur pour un salaire à peine supérieur au SMIC, ce qui est bien peu quand on connaît l’étendue des tâches de coordination. Étant associatif et ne dépendant d’aucune grille salariale, chaque GEM peut cependant payer l’animateur comme il l’entend, ce qui donne lieu à beaucoup de disparités de salaires, les rares GEM ayant d’autres financements que ceux de l’ARS pouvant payer jusqu’à 50 % de plus leur animateur principal. Beaucoup de ces animateurs sont de plus à temps partiel se retrouvant donc dans la même situation de précarité économique que les adhérents des GEM. Ce qui explique le fort Turn-over de la profession. L’animation des GEM laisse parfois à désirer : elle est en effet assurée par de jeunes animateurs qui ne connaissent pas grand-chose aux problématiques de santé mentale et seraient plus à leur place dans une colonie de jeunes ados (certains ont par exemple une lourde tendance à s’enfermer dans leur bureau et à se réfugier dans le travail administratif, voire à considérer les Gémeurs comme de grands enfants).

Le Cahier des Charges consacre une assez large part de ses articles au rôle de l’animateur.

“Les animateurs, les représentants du parrain et le cas échéant les représentants de l’association gestionnaire peuvent participer à ces deux instances en tant qu’invités, éventuellement avec voix consultative. En revanche, les professionnels du soin ou de la santé au sens large n’ont nullement vocation à participer à ce titre à l’une ou l’autre de ces instances. “

Et même si vous n’êtes pas convié au Bureau, le cahier des charges précise bien que vous devez être associé à “toutes les décisions significatives et structurantes pour le GEM (notamment : postes les plus importants du budget, investissements, conventions, embauches) doivent être prises par le conseil d’administration en y associant, dans le respect de la loi précitée, les autres adhérents non membres du conseil et les animateurs dans un souci de transparence, d’échanges et de cohésion du groupe.”

Il précise que “Les animateurs salariés aident les adhérents à s’organiser pour la réalisation de leur projet, ainsi qu’à établir des relations avec l’environnement et les institutions de la cité. Ils les aident à veiller au confort et à la gestion quotidienne du groupe.” Ce sont de facto tous les adhérents vos interlocuteurs.

“Les animateurs doivent pouvoir bénéficier d’actions de soutien en rapport avec leur domaine d’intervention et leurs projets. Ainsi, des analyses de pratique peuvent être utiles pour les salariés et/ou bénévoles des GEM. Des rencontres entre GEM et des journées d’échanges et d’information peuvent également y contribuer. ” Cette phrase justifie toutes vos prises de contact, y compris avec l’ARS

Une nouvelle profession en train de voir le jour

Aucune étude sociologique n’a porté pour l’instant sur cette profession émergente, beaucoup moins étudiée que celle des pairs aidants qui elle fait l’objet de toutes les attentions des institutions de la Santé Mentale. Le rôle d’animateur de GEM fait l’objet de très peu de travaux de recherche spécifique et je n’ai trouvé dans ces travaux quasiment aucune mention d’animateurs ayant été adhérents. Aucune des 5 thèses consacrées au GEM n’y consacre de chapitre spécifique. Seule exception notable le travail comparatif que Sylvain Bourg a réalisé sur 2 GEM toulousains, dont l’un à un animateur ex adhérent.

C’est une nouvelle profession, ou plutôt une nouvelle spécialité, en train de naître. L’Université Paris VIII a d’ailleurs mis en place en 2012 un diplôme d’animateur de GEM (200 heures de cours, soit environ 2 mois de formation). Cette formation n’a pas fait long feu, puisqu’elle n’a pas été poursuivie les années suivantes, faute de candidats… entre autre. Elle était également proposée en 2016 dans le catalogue des formations de l’Université Paris 8, mais n’a pas eu lieu. Sa relance par le CNIGEM est cependant toujours à l’ordre du jour si l’on en croit les rumeurs, même si les 40 formations de 2 jours organisées en 2019 s’y sont largement substituées. Une école d’infirmière de Strasbourg proposait elle aussi dans son catalogue une telle formation (Mise à jour 2020). Les Crehpsy organisent eux aussi à intervalles réguliers des formations comme celle-ci, organisé par le Crehpsy Haut de France. L’AFTC aussi organise à intervalle régulier des modules de formation pour les animateurs de GEM TC. C’est d’ailleurs pour acquérir de nouvelles compétences que beaucoup d’animateurs (un bon tiers d’entre eux, notamment parmi les moins de 30 ans)entreprennent des études complémentaires, souvent un DEJEPS (Diplôme d’Étude Supérieure en Ingénierie Sociale), qui est la formation la plus adapté à l’animation de GEM de par l’ouverture sur le socio-culturel qu’elle offre.

Bien que moins connu que le CNIGEM, il existe également dans le domaine une autre association, celle des animateurs de GEM. Elle a été créé en 2017 par les 4 animatrices des 3 GEM du Gard (Alés et Nîmes d’après nos informations). Elles ont été vite rejointe par l’animatrice du GEM Parenthèse de Marseille, Véronique Soulez, qui en est devenue la vice présidente. Les 2émes rencontres ont d’ailleurs eu lieu à Marseille à l’automne 2018. L’association à notre connaissance est toujours présidée par Céline Lemaître, une des fondatrice cévenole. Cette origine cévenole, les fameuses persécutions des protestants, explique peut être en partie le fonctionnement relativement secret de ladite association. L’association semble peu à peu étendre son territoire puisqu’elle à depuis organisé des rencontres à Besançon puis Montélimar. On a même vu y participer une des animatrices du fameux gestionnaire La Mayotte, dont les animateurs s’étaient fait connaître au printemps 2016 en revendiquant un doublement de la subvention des GEM. Substrat se veut à la fois une association de défense et de réflexion sur le métier d’animateur, comme il l’est précisé sur le site WEB. Notre optique, en prenant appui sur ce collectif représentatif, est également d’œuvrer vers une meilleure reconnaissance de notre fonction en s’appuyant sur nos expériences de professionnels de terrain. Faire évoluer notre métier afin de permettre à chacun d’entre nous d’investir son poste en bénéficiant d’un statut encadré pour un travail efficient et cohérent.

https://assosubstratgem.wordpress.com/

Quand l’adhérent devient animateur professionnel

Il arrive et c’est encouragé par les ARS, qu’un des adhérents devienne l’animateur salarié du GEM. C’est souvent très difficile à mettre en place à cause du changement de statut qui n’est pas toujours très bien vécu par les autres adhérents. Mais quand cela marche, ça donne de très bons animateurs, plus en empathie avec le reste de l’Association, alors que les professionnels auront toujours une distance et un moule professionnels. C’est d’ailleurs de façon générale les animateurs n’ayant pas d’expérience médico-sociale ou même sociale (le tailleur de pierre de Logent, le garagiste du Puy de Dôme…) qui sont les meilleurs animateurs que nous ayons pu rencontrer : tout simplement parce qu’ils sont naturels et inspirés.

D’après le rapport de l’Ancreai de 2017, 5 % des animateurs de GEM étaient des anciens adhérents de GEM ou usagers de la psychiatrie. La Cahier des Charges prévoit d’ailleurs ce cas de figure, en précisant bien que l’adhérent devenant animateur doit abandonner sa casquette d’adhérent. J’ai connu le cas dans les Ardennes, un Président de GEM qui voulait devenir animateur tout en gardant sa première fonction. Il était en cela soutenu par le parrain pour qui s’était une façon de récompenser l’investissement exemplaire de l’adhérent.

Les GEM étant fondés sur la pair aidance et l’autogestion, l’idéal c’est que l’adhérent puisse devenir également animateur. C’est ce qui se passe dans 10% des GEM et notamment dans ceux d’Advocacy Paris ou les animateurs sont systématiquement des anciens adhérents, dont la célèbre Chrystelle Rosar (auteure du livre paru en 2013 « J’ai survécu à la psychiatrie »). Une collaboration qui ne marche pas toujours comme ce fut le cas au GEM de Margny-les-Compiègne, où l’animateur dut démissionner au bout de 6 mois : il est pas toujours évident de passer de l’autre côté de la barrière du statut d’adhérent à celui d’animateur salarié : la jalousie l’emporte parfois.

J’en ai pas trouvé beaucoup pour l’instant hormis Ahmed de l’Étoile Polaire (Paris), Nicole Paspatis d’Advocacy Place des Fêtes (Paris), Patrick des Neveux de Rameaux (Paris) Davia Ouakli au Chti’ Bonheurs (Lille) ou es animateurs vacataires de Bon Pied Bon œil (Toulouse)…

Quand certains adhérents sont candidats à cette fonction, ils ne sont pas toujours acceptés comme animateur de GEM, le gestionnaire ne les estimant pas assez solides ou pas assez rétablis. C’est vrai que si le métier de président est déjà difficile, celui d’animateur l’est plus encore et peut amener encore plus de relations de jalousie avec les adhérents restés simple adhérents. Le GEM de Compiègne a eu pendant 6 mois une expérience malheureuse de ce type. Les GEM de l’Étoile Polaire et d’Advocacy sont au contraire très content de leur choix d’un animateur ex adhérent, ce qui d’après eux, favorise une meilleure empathie avec les autres adhérents. On pourrait même penser que ce profil aurait pu être encouragé par les autorités, ce qui aurait permis l’éclosion de la nouvelle sous-profession d’animateur -pair aidant. Mais ce n’est pas du tout le cas puisque le Cahier des Charges n’y fait qu’une courte allusion : “Un membre du GEM peut devenir animateur salarié d’un GEM, sous réserve qu’il n’en soit pas ou plus adhérent.”

On trouve plus dans les GEM de la Fnapsy ou d’Advocacy. L’une des animatrices de ce GEM a d’ailleurs été Chrystèle Rosar : auteur du retentissant livre “J’ai survécu à la psychiatrie” de 2018 qui raconte ses 20 ans de dérives asilaires. Tout comme l’autogestion, c’est une façon de donner encore plus de pouvoir aux Gémeurs, comme le revendiquent ces deux Associations. C’est ainsi qu’au GEM Place des fêtes, ce sont désormais systématiquement des ex adhérents qui deviennent ensuite animateurs.

La maltraitance dans les GEM

Les animateurs maltraités et ou en Burn-out:

La plupart des animateurs de GEM que l’on peut rencontrer étaient satisfaits de leur travail a part 3 ou 4 qui avaient l’air particulièrement stressés, 2 ou 3 qui se battaient avec leur gestionnaire, leur président, leur parrain ou leur ARS, voire le maire de la ville, et les 10 % de GEM qui répondent que ce n’est pas le moment de leur rendre visite. On m’a beaucoup parlé du Brun Out, mais je l’ai peu vu directement à l’œuvre à l’œuvre.

J’ai appris hier qu’un de mes animateurs de GEM favori était en arrêt maladie depuis plusieurs mois.Comme d’habitude personne ne sait ce qui lui arrive. En tout cas c’est clair que les burn-out sont assez fréquents chez les animateurs de GEM les moins aguerris, pour peu que le GEM ait des problèmes d’argent, que les parrains et gestionnaires soient lointains, que les relations ne soient pas au beau fixe avec le président-adhérent…. Le GEM en question continue cependant de tourner bien qu’il n’ait depuis 2 mois que des stagiaires en guise de professionnels et le support hebdomadaire d’un GEM voisin. C’est du un peu au Cahier des Charges qui consacre la toute puissance des adhérents. N’ayant plus forcément l’habitude du monde du travail, avec en plus parfois un sentiment de toute puissance, certains Présidents de GEM peuvent se croire un peu tout permis. C’est du un peu au Cahier des Charges qui consacre la toute puissance des adhérents sur les professionnels.

Quand l’animateur et le président ne s’entendent plus

Dans la majorité des cas la cohabitation entre le président d’un GEM et son gestionnaire se passe relativement bien. Il y a certes des petites tensions un peu tous les jours, des animateurs qui ne font pas toutes leurs heures, des frais qui ne sont pas remboursés assez vite, des budgets loisirs qui se réduisent comme peau de chagrin.…

Des animateurs pas toujours très gentils

De façon générale il règne toujours une bonne ambiance dans les GEM. Mais on trouve toujours quelques signes de tension chez certains gémeurs. C’est d’ailleurs souvent en tant que visiteur extérieur que je suis sollicité. Entre adhérent d’un même GEM on hésite parfois à se plaindre. Le visiteurs extérieur lui est moins impliqués, moins souvent là, donc c’est plus facile de se plaindre. Les adhérents se font souvent rabroués pour avoir pris des initiatives qui d’après les animateurs engage le GEM et auraient du être discuté au Bureau du CA. C’est ainsi que plusieurs fois des gémeurs se sont fait grondé par l’animateur pour m’avoir invité dans leur GEM, ou pour voir fait venir un journaliste. Les outils censés aidé à la démocratie comme le Bureau du CA se retournent alors en faite contre les adhérents puisque c’est en leur nom qu’ils se voient interdire la moindre initiative. C’est pour cela d’ailleurs que le Cahier des Charges rend facultative la présence de l’animateur lors des réunions de bureau, de même qu’il ne donne qu’une voix consultative au parrain. Mais de fait elle a beau être facultative, la voix du parrain porte haut et aura souvent nettement plus de poids que celle du président.

De nombreux GEM, dans un louable souci de confidentialité, interdisent ainsi à leurs gémeurs toute publication Facebook relative à la vie du GEM. D’autres mettent suffisamment la pression sur leurs adhérents ( « nous le ferez à vos risques et périls, vous serez pénalement responsables) pour que ceux-ci n’osent jamais ouvrir en autonomie, droit pourtant largement encouragé par le Cahier des charges.

Mais l’animateur peut également brider un adhérent, parce que celui-ci prend trop de poids dans le GEM, empêchant ainsi les autres de s’exprimer ou de participer. Le rôle de l’animateur sera alors forcément mal perçu par l’adhérent trop présent, mais sera nécessaire pour la communauté.

« J’ai assisté hier à ma première réunion de CA et je suis effaré ! L’animatrice a monopolisé la parole tout le temps qu’a duré la réunion, qui abordait les conditions de réouverture du GEM, et personne ne la contredisait, sauf moi, un peu timidement je dois l’avouer. Elle a même osé dire qu’elle et l’animateur prenaient des décisions sans avoir à consulter le CA ! Silence de la présidente… Ils sont tous les deux salariés, non pas par le GEM, mais par le gestionnaire, Croix Marine, qui via ses animateurs est hyper intrusif dans la gestion de l’association.

Je comptais me présenter comme trésorier lors du prochain CA qui doit normalement désigné le prochain bureau (le trésorier actuel est un homme de paille, prof dans le civil, qui ne vient qu’une ou deux fois par an pour l’AG et le CA qui désigne le bureau), histoire de mettre mon nez dans la comptabilité, qui a mon avis n’est pas très claire, mais maintenant j’hésite à me mouiller. Il faut dire que je bénéficie de la banque alimentaire, et que comme tout ceux qui en bénéficient, je suis plus ou moins “tenu” par ça pour l’ouvrir ! Et comme il y a déjà eu deux précédents d’adhérents qui ont osé s’opposer à la dictature de l’animatrice (dont un qui est allé jusqu’à interpeller le ministère, sans résultat), à part attaquer de front quitte à ne plus venir au GEM si ça tourne mal, ça me met en porte-à-faux. Voilà la situation dans “notre” GEM (qui est le “nôtre” quand ça arrange…)

Cas N°1 : c’est l’animateur qui gagne

Un président seul contre tous

Mais parfois cela peut virer au drame comme ce qui s’est passé avec l’ancien président du CNIGEM qui a été viré de son GEM pendant l’été 2018 et a du donc être remplacé par un président par intérim au CNIGEM, le fameux François Bourges. Cela vient de se passer au GEM autiste de Bordeaux qui était jusqu’à récemment présidé par le pianiste virtuose et autiste asperger William Theviot.

Mais celui-ci s’est rapidement montré un peu trop indépendant/individuel et s’est opposé aux méthodes de l’animateur qui militait plus semble-t-il pour un partage des pouvoirs. On a beau avoir la légitimité démocratique, on n’a pas celle des institutions et celle-ci sont toutes puissantes lorsqu’il s’agit de mettre à terre un individu, fut-il président. Une faille de plus sur le rôle des présidents de GEM et de la difficulté d’autonomiser réellement les GEM dans un contexte qui reste encore très médico-social et avec une vision paternaliste des neuro-atypiques.

Dès le début de notre enquête, à travers le GEM de Margny, nous nous étions aperçus à quel point le président était dominé par les institutionnels : “tu es président à l’intérieur, mais à l’extérieur c’est nous qui reprenons le pouvoir.” Il était en l’occurrence question que le président représente le GEM lors d’un débat sur un film, chose que son parrain lui a interdit, mettant également fin à la bonne collaboration que nous avions entamée.

Un président en vacance ou démis de ses fonctions ?

Le dossier est complexe. Chacun proteste de sa propre bonne foi. “C’est William qui est en vacance de présidence, c’est pour cela que nous avons du élire un président par intérim pour signer les papiers et continuer d’assurer le bon fonctionnement du GEM.”

On se retrouve là aussi peut être un peu dans le cas d’un président surdimensionné, par rapport à la mission que voulaient lui faire jouer les institutions, mais aussi par rapport au reste du public du GEM. “Ils se sont dit chouette un pianiste virtuose, c’est bon pour l’image du GEM, ils n’ont pas tout de suite réalisé que cela voudrait dire quelqu’un d’exigeant et de sur de lui.” N’oublions pas que le Cahier des Charges lui- même écrit que les adhérents sont un public fragile et vulnérable. Si même les grands penseurs de la CNSA le pensent, il est légitime pour une petite structure médico-sociale de se dire : fragile, vulnérable….donc docile. Il faut voir aussi que tout cela s’est passé très rapidement : quelques mois après la création de l’association. Il est souvent normal que les débuts soit chaotiques et nécessitent de laisser du temps au temps : les choses ne se seraient pas naturellement arrangées au bout de quelques mois ?

Un président sous contrôle

Il est certain en tout cas que le président du GEM s’est rapidement retrouvé pris dans un système dont il n’était qu’un rouage (“on me faisait signer des papiers vierges”) et que plutôt que de jouer le rôle de bon petit handicapé de service, il a préféré prendre ses distances. Ces clashes entre Présidents de GEM et gestionnaires sont légion comme nous le disions précédemment. C’est dans ces cas là que le parrain a un rôle important à jouer en ré-affirmant la pré-éminence des adhérents sur le gestionnaire. Ce qu’il n’a pas pas fait en l’occurrence à Bordeaux, puisque parrain (Asper33) et gestionnaire tous deux purement locaux, semblent être trop proches l’un de l’autre, ce qui est d’ailleurs le cas dans de nombreux GEM, puisque la séparation parrain/gestionnaire n’y est que cosmétique. Au lieu de venir dire la justice comme l’aurait fait un parrain national comme la Fnapsy, le parrain local, qui n’est qu’une branche du gestionnaire (ou a beaucoup moins de pouvoir), obéit à ce dernier au doigt et à l’œil. Si le GEM avait été parrainé par la Fnapsy, parions que Claude Finkelstein n’aurait pas hésité à convoquer une AG extra-ordinaire et à traverser la France pour sauver “ses gens”.

Cas N°2 C’est le président qui gagne

Autorité du Président de GEM & droit du travail : de la co-construction à la carabistouille

Décidément c’est dur de faire respecter les Présidents de GEM et le droit du travail en même temps. D’un coté des élus du peuple, de l’autre des salariés plus ou moins précarisés qui n’acceptent pas forcément d’être entièrement subordonnés aux choix d’un Conseil d’Administration aussi lunatique que peu professionnel.

Il suffit la dessus que l’on interprète de façon un peu trop littérale le Cahier des Charges et l’animateur devient très rapidement le jouet du GEM, celui sur lequel les gémeurs vont pouvoir tout faire passer. Rajouter la dessus une conception très régime présidentiel de la Présidence d’un GEM (à l’image du Président de la République, alors qu’un Président d’association ne doit être que la voix du CA) et vous avez tous les éléments pour arriver à une situation explosive (cf le cas du GEM de Niort que nous avions exposé en septembre dernier).

Et tandis que l’animateur en prend plein la gueule et l’amour propre, c’est au gestionnaire, leur patron, mais simple prestataire de service pour le GEM de payer l’addition : le droit du travail c’est lui que cela concerne.

Et vous quel est la situation chez vous ? Dites le nous dans le formulaire ci dessous en n’oubliant pas de préciser quel est votre GEM.

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6 Commentaires

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    • LOUIS Th sur 12/10/2020 à 14:54

    Bonjour,
    je suis Educateur Spécialisé et en poste au GEM Club du Pays d’Aix depuis 6 ans.
    Je suis le seul professionnel de la structure et je suis arrivé en 2014 avec la mission de “redynamiser” le GEM dont l’Association d’adhérents s’était totalement délitée du fait, entre autres, de l’absence des animatrices précédentes (maladie) et la difficulté, a priori, de recruter pour ce poste.
    Pour ce qui me concerne, la fonction d’animation contenu dans le titre “d’animateur” consiste surtout à animer le GEM plutôt que de proposer des animations et se différencie en cela d’une fonction d’animateurs de loisirs.
    En effet, c’est tout un travail de coordination, de contacts avec les partenaires, de dynamique de groupe (adhérents mais aussi Conseil d’Administration), sans compter la gestion pratique du local.
    Bien évidemment, les adhérents peuvent aussi s’impliquer et ce travail devenir ce qu’il devrait être: un travail d’équipe !
    Mais, ce n’est pas aussi facile et si les bonnes intentions sont souvent de mises, il n’en reste pas moins qu’il nous faut composer avec les problématiques des adhérents, ainsi qu’avec leur personnalité.
    Le travail d’animateur, demande donc, à mon sens, à la fois une relative disponibilité ainsi qu’une capacité à gérer un groupe.
    Oui, il faut considérer les GEM comme faisant partie du maillage médico-social.
    Il n’existe évidemment pas de modèle et nous ne disposons pas non plus de baguettes magiques pour définir ce que seraient les meilleurs fonctionnement.
    Toujours est-il que c’est dans la rencontre avec les partenaires et autres GEMs (et en y impliquant toujours le plus possible les adhérents) que chacun pourra y trouver une certaine “vitesse de croisière” pour faire en sorte
    que le GEM reste au plus près de ce pourquoi il existe: être un lieu ressources.

  1. Si je me souviens bien tu n’en traite pas, mais c’est le cas. Et comme c’est souvent le cas, c’est dans les détails que les travaux de recherche m’interessent. En chemin est à la fois plus démocratique et animé par un ex adhérent. Mais tu as raison il faut que je vérifie bien tout ça. “Bien que les deux présentations structurelles des GEM sont très semblables, l’objet
    défini dans les statuts associatifs nous renseigne sur une différence profonde entre les deux
    GEM. Le GEM En Chemin définit ses missions dans le champ social et inscrit le temps du
    GEM dans un parcours particulier. De part ce positionnement, En Chemin se considère
    comme un acteur parmi d’autres d’une politique de soin, positionnant l’adhérent comme
    acteur du dispositif par l’activité d’entraide. Van Gogh poursuit aussi des objectifs d’insertion
    sociale, amis…. Cependant une absence de fonctionnement des instances
    associatives se corrèle avec une centralisation de la décision.”

    • Bourg sur 27/09/2020 à 18:59

    Bonjour Stéfan
    Je farfouille souvent dans tes publications, et pense que ce travail de recueil de tous ces quotidiens des GEM en France est très important et très instructif.
    Cependant, je souhaite corriger l’interprétation que tu fais de mon travail de mémoire qui ne traite pas d’une comparaison entre deux GEM avec des animateurs différents (professionnel et adhérent). Ou alors tu confonds peut être avec un autre auteur. Mon mémoire traitait de la question de la participation.
    Bien à toi et peut être à un de ces quatre sur Microsillons.
    Sylvain Bourg

    • Jean-Michel Albouy sur 19/07/2020 à 20:02

    Animateur de GEM, un métier en formation
    C’est vrai que l’on ne rencontre pas beaucoup d’Éducateurs Spécialisés pour animer des GEM.

  2. Animateur de GEM, un métier en formation
    Oui. En effet c’est cela. Les GEM perdent peu à peu de leur image médico-sociale et c’est pour ça que les profis de poste évoluent. Educ spé reste très lié au médico-social. Je suis sur d’ailleurs que quand j’aurai rentrer sufisament d’offres d’emploi dans ma base (https://entraide-mutuelle.net/La-page-recrutement-Petites-annonces) on pourra en tirer des conclusions sur les profils de recrutement en fonction des profils de gestionnaires.

    • Thierry sur 17/07/2020 à 16:36

    Animateur de GEM, un métier en formation
    Bonjour,

    Juste un petit commentaire car il apparaît à la lecture une contradiction entre “peu ont une formation d’animateur” et les formations DEJEPS comme BPJEPS (principales formations d’animateurs/trices avec le DUT animation socioculturelle) qui sont indiquées comme ayant la côté pour l’une et citée pour l’autre.

    Il me semble que cette contradiction n’est qu’apparente mais aussi qu’elle procède d’une évolution entre personnes du médico-social (infirmiers, éduc, AMP) qui ont intégrées le salariat des GEMs à leurs créations et de plus en plus d’anims qui rejoignent les GEM, notamment parce que c’est leur métier. Cela dit, c’est une impression et je laisse le chercheur chercher et confirmer ou infirmer ce sentiment.

    Pour ce qui est d’Arrimage, je crois que ma collègue a déjà répondu (nous cumulons maintenant DEJEPS & BPJEPS) et je remplace depuis mai une collègue… titulaire du DUT. Celle-ci avait découvert les GEM et Arrimage dans le cadre d’un stage de sa formation il y a presque 10 ans, et avait postulé 3 ans plus tard quand l’association cherchait un.e nouvel.le anim.

    Bonne continuation !

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