Autorité du Président de GEM & droit du travail : de la co-construction à la carabistouille

Décidément c’est dur de faire respecter les Présidents de GEM et le droit du travail en même temps. D’un coté des élus du peuple, de l’autre des salariés plus ou moins précarisés qui n’acceptent pas forcément d’être entièrement subordonnés aux choix d’un Conseil d’Administration aussi lunatique que peu professionnel.

Il suffit la dessus que l’on interprète de façon un peu trop littérale le Cahier des Charges et l’animateur devient très rapidement le jouet du GEM, celui sur lequel les gémeurs vont pouvoir tout faire passer. Après tout le droit de cuissage se pratique encore dans certaines entreprises paraît-il, alors pourquoi vouloir que les gémeurs soient plus rêglo que le roi. Il ne cuisseront pas, mais ils martyriseront. Et parfois on laissera un peu faire pour les dédommager eux-mêmes de ce qu’ils sont un peuple qui a beaucoup souffert. “L’handicap a parfois bon dos.”

Rajouter la dessus une conception très régime présidentiel de la Présidence d’un GEM (à l’image du Président de la République, alors qu’un Président d’association ne doit être que la voix du CA) et vous avez tous les éléments pour arriver à une situation explosive (cf le cas du GEM de Niort que nous avions exposé en septembre dernier).

Et tandis que l’animateur en prend plein la gueule et l’amour propre, c’est au gestionnaire, leur patron, mais simple prestataire de service pour le GEM de payer l’addition : le droit du travail c’est lui que cela concerne. Reste in Fine que si le Président d’un GEM veut se débarrasser de son animatrice parce qu’elle le lui convient plus, il n’à qu’à faire comme tout patron : payer de la poche du GEM.

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