Mylena Toquet, adhérente, service civique puis bénévole au GEM de Saint-Brieuc

Initialement je suis titulaire d’un BTS en économie sociale et familiale et je souhaitais travailler avec un public en situation de Handicap Mental. J’ai été animatrice en séjour adapté et aide à domicile, avant cette sale période. En 2016, après 5 ans d’aller et retour à l’hôpital, j’étais en cours de rétablissement et on a commencé à baisser les traitements. C’est là que je suis arrivée sur le GEM en tant qu’adhérente. Je ne venais qu’un après-midi par semaine pour une activité précise. Puis je faisais aussi partie d’une Association intra Hospitalière qui propose des festivités dans les murs de l’hôpital. En 2017, avec un groupe de travail de cet Asso, on a commencé à s’intéresser à la pair aidance. Je suis aussi devenu membre permanent du CLSM de ma Ville à ce moment. A ce titre j’ai participé aux SISM sur la Santé Mentale et Numérique. C’est là que j’ai commencé à bosser avec la Présidente et l’équipe d’animation du GEM. On ne se connaissait pas vraiment avant cette collaboration. Au moment des SISM, le Service Civique en cours prenait fin. J’ai proposé ma candidature et ils m’ont sélectionné. Ayant déjà bossé ensemble, ça a facilité les choses. J’ai donc fait huit mois de Service Civique au GEM. Le gestionnaire était contre l’idée que je me présente comme pair aidante. Mais dans les faits j’ai fait de l’animation avec un positionnement de pair aidante. Avant le confinement, le GEM cherchait une solution pour me proposer un 20h en tant qu’animatrice. Pour l’instant je suis bénévole Référente Numérique (gestion réseaux, blog, site, groupes Facebook…).

Pour l’instant je suis encore bénévole. Le GEM n’a pas les moyens de financer un autre poste et malgré les demandes auprès du gestionnaire (employeur de l’équipe actuelle) aucune embauche prévue pour l’instant. Je reste donc bénévole sur des missions moins importantes que lors de mon Service Civique mais le Bureau a toujours la volonté de créer ce poste. Malheureusement ça ne peut pas se faire pour l’instant.

Article paru dans le Télégramme en septembre 2020
La Briochine Mylena Toquet a du courage et ne lâche rien. Malgré des pathologies hormonales et un stress post-traumatique antérieur, l’ancienne malade lance son association L’Heureux pair pour aider les personnes atteintes de maladie mentale.

« J’ai subi une agression violente sur mon lieu de travail en 2011, à Rennes. Pendant plus d’un an, je ne sortais pas de chez moi. Dès que je mettais un pas dehors, j’étais tétanisée » se remémore Mylena Toquet.

Vingt-deux mois d’hôpital

Alors qu’elle souffre depuis la naissance de deux pathologies hormonales, cet événement de stress post-traumatique l’a plongée dans un état d’anxiété maximale. À 32 ans, l’adulte reconnue handicapée a vécu vingt-deux mois de sa vie à l’hôpital. Avec l’aide de Jérôme Renault, salarié du pôle formation Adalea, elle va lancer son Association L’Heureux Pair, ce mercredi 30 septembre, lors d’une Assemblée Générale Constitutive. Pourquoi ce nom ? « C’est un jeu de mots. Les deux homonymes repaire et repère sont rassurants ». L’objectif ? « La pair aidance consiste à mettre à profit nos parcours et nos expériences de personnes rétablies à destination des malades », raconte la Briochine.

Les individus souffrant de problèmes mentaux et de précarité sont souvent stigmatisés par la population. « Lors d’une discussion, il va falloir dire que tu ne travailles pas et que tu es malade. Si tu as le cancer, ça passe. Si tu es schizophrène, beaucoup moins », explique la bénévole d’un groupement d’entraide.

En soutien des structures

Ils s’isolent et peuvent alors rechuter. Comme Mylena Toquet, il y a quelques années. « Quand tu sors d’hospitalisation, on ne te guide pas vers des Associations ou Structures existantes. La prise en charge à la sortie est insuffisante », constate-t-elle sans toutefois jeter la pierre à quiconque.

L’association L’Heureux pair viendrait alors en soutien. « Nous sommes une quinzaine d’interlocuteurs sur le département à être motivés, avec un savoir expérientiel et à connaître la situation des personnes malades ». La structure permettrait une meilleure visibilité pour les associations existantes. « Elles ont du mal à rentrer dans les hôpitaux et les écoles… » Avec ce parcours tenace et combatif, Mylena Toquet veut désormais aller au bout de l’aventure. Celle d’aider les personnes atteintes de maladie mentale.

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