Saul Alinsky, la sociologie radicale au service des opprimés

Lorsqu’âgé d’à peine plus de 60 ans, en 1972, Saul Alinsky est décédé d’une crise cardiaque, dans une rue de Carmel en Californie, un éditorialiste de Chicago, Irv Kupcinet, proposera comme épitaphe : « Ici repose l’homme qui a éveillé plus d’antagonisme et d’hostilité qu’aucun autre américain contemporain ». Pourtant, quarante ans après sa mort, on serait tenté de dire qu’il ne repose toujours pas : dans son pays, les États-Unis d’Amérique, c’est bien au présent qu’il continue à susciter antagonisme et hostilité. Son influence réelle ou supposée s’est retrouvée au cœur des débats politiques des dernières années : inspirateur de Barack Obama et d’Hillary Clinton, il aurait même rencontré Georges Romney, gouverneur du Massachusetts, père de Mitt Romney, candidat républicain contre Barack Obama.
Mais cette omniprésence dans l’espace de la démocratie représentative n’est pas tout. La postérité de Saul Alinsky, c’est d’abord dans les mouvements sociaux qu’on la trouve, dans les multiples organisations nées dans le sillage de l’industrial Areas Foundation (IAF, Fondation pour les quartiers populaires) qu’il avait créée en 1940, organisations qui se sont répandues dans tout le pays, mais aussi en Grande-Bretagne et qui commencent, dans une moindre mesure, à inspirer des initiatives en France.

Saul Alinsky, le conflit et la communauté à la source de l’intégration démocratique

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